Bon, c'est pas encore cette année que je verrai ma première hépatique, pourtant je cherche dans les biotopes connus. Par contre, non loin de ces biotopes, je suis tombé sur une plante qui m'était encore inconnue jusque là.

Il y a dans nos forêts, des fleurs "parasites" qui poussent sur d'autres plantes hôtes ou à proximité. Un peu comme la Neottie nid-d'oiseau ou le Monotrope sucepin que j'ai déjà rencontrés, cette fois ci c'est la Lathrée écailleuse qui se présente à moi, appelée aussi la Clandestine écailleuse.

Cette Orobanche qui n'a pas de feuilles est dépourvue de chlorophylle est possède des petites racines (Haustorium), que l'on appelle suçoirs, qui permettent de piocher dans les réserves de ses hôtes. Et si le Monotrope préfère les pins, la Lathrée préfère elle, les hêtres, aulnes et noisetiers. 

Lathrée écailleuse - Lathraea squamaria (1)

Lathrée écailleuse - Lathraea squamaria (2)

Lathrée écailleuse - Lathraea squamaria (3)

Lathrée écailleuse - Lathraea squamaria (4)

 

Mais malgré ce statut de vampire de la forêt, les arbres hôtes ne souffrent pas de ce parasitisme, et cette plante est tellement importante dans la conservation de nos ecosystèmes, qu'elle est protégée dans plusieurs pays, interdite de destruction (car aucun intérêt pour la cueillette) et en France, elle est listée rouge dans plusieurs régions (protégée en PACA).

Comme souvent avec ces petites fleurs, on a du mal à les voir, et une fois qu'on en voit une, on se rend compte que le périmètre est bien fourni.

Meurthe & Moselle, 04/2019